Biographie Roussy Pierre-Leon



Biographie Roussy Pierre-Leon

Pierre-Léon Roussy

Ses origines et un bref apperçu de ses pérégrinations (allées et venues incessantes).

Comme le démontrent différents registres de La Rochelle, portés sur la première partie du 18ième siècle, le père de Pierre-Léon était originaire de Naples, en Italie. Il était tailleur d'habits et marchand.

Ainsi donc, Pierre-Léon, est né à La Rochelle le 02 novembre 1728, et à été baptisé le 7 novembre 1728, dans la paroisse de Notre-Dame de Cougnes. Il était le fils légitime du second mariage de Léon Roussy avec Marguerite Foucauld, qui a été célébré le 24 juin 1727. Deux enfants sont nés de cette union soit, Pierre-Léon et René.

Historique :
La carrière de Pierre-Léon Roussy, s'inscrivit au coeur du commerce français en Nouvelle-France. Ses péripéties connurent des rebondissements successifs, aussi productives et mouvementés que la précédente.

Pierre-Léon Roussy possédait un passé assez bien rempli. S'il ne s'était fixé définitivement en Nouvelle-France qu'en 1751, il avait cependant effectué auparavant plusieurs traversées aux Antilles françaises pour le compte de son beau-frère, Louis-Pierre Sigogne de la Perrière (armateur de La Rochelle). Pierre-Léon, avait si bien mené ses missions commerciales qu'il convainquit aisément son proche parent en 1751, d'effectuer une autre traversée sur un navire brigantin, (navire à voile rapide à deux mats) de faible tonnage, mais chargé de marchandises de luxe à très haut rapport; il escomptait déjouer les navires des escadres anglaises aussi facilement que les fois précédentes.

Sigogne de la Perrière, acheta donc un petit brigantin appelé Le Jeune Léon, dont l'acquisition commandait déjà un investissement de 7,000 livres. Il embarqua à son bord pour 290,000 livres de pacotilles (marchandise de peu de valeur) puis, le navire remis aux mains de Pierre-Léon, le départ s'effectua le 28 octobre 1751.

Arrivé aux Antilles, il acheta du tafia, du sirop, du sucre et du café qu'il se rendit écouler à Louisbourg et à Québec. Mais, il ne donna jamais plus de nouvelles à son beau-frère. Sigogne de la Perrière, s'en ouvrait quelques années après, à son chargé d'affaires Monsieur Perrault, marchand de Québec, lui demandant de récupérer la cargaison du navire Le Jeune Léon, tout au moins les 1,491 livres investies au profit de ses enfants.

En 1756, Pierre-Léon Roussy, était devenu armateur dans la colonie. Alors, interpellé devant le Conseil Supérieur de Québec, où l'avait amené Étienne Dassié, capitaine pour lors, du navire Le Jeune Léon, il ne se donna même pas la peine de présenter une défense. Dans les années subséquentes, il s'adonna au transport des marchandises entre Québec et Louisbourg pour le compte de marchands locaux, effectuant à l'occasion des voyages jusqu'à la Martinique.

C'est à l'effet d'organiser un tel voyage qu'il s'associa une première fois en octobre 1757, avec Pierre Jehanne et Henry Mounier de Québec et Jean L'Échelle, de Montréal. Mais à son retour, au printemps de 1758, le climat ne se prêtait plus au commerce inter-colonial; les Anglais contrôlaient trop bien les eaux du Golfe pour risquer des investissements dans des expéditions commerciales. Par contre, le contexte favorisait la flibuste,(piraterie) une aventure qui ne répugnait pas à Pierre-Léon, il proposa alors à ses associés de lancer le navire Le jeune Léon dans la course aux navires anglais.

La chose plut tellement au milieu des affaires qu'un autre marchand, Denis Legris, se joignit à l'association et l'entreprise connut le succès avec la capture du navire anglais Le Philippe, au large de Gaspé. " Nous possédons l'inventaire du chargement de ce navire. "

Une querelle sur le partage de la prise envenima quelque peu les rapports entre associés, mais Le Jeune Léon regagna la mer dès le printemps 1759. La chute de Québec, au mois de septembre suivant, plaça le flibustier (Pirate de la mer des Antilles au XVII s.) dans une situation précaire, tous les liens avec son port d'attache lui étant désormais coupés. C'est alors que Pierre-Léon trouva refuge dans les eaux de la Baie des Chaleurs et c'est là désormais qu'il terminera sa carrière de flibustier en Nouvelle-France, se limitant après la conquête, à des activités de pêches et de cabotages. (navigation marchande le long des côtes)

Après s'être installé à Paspébiac, sur une terre de 200 acres, il épousa Anne Chapados et fonda une famille de 12 enfants. Pierre-Léon, décéda le 8 juillet 1811 à l'âge de 82 ans et 8 mois et fut inhumé au cimetière de Paspébiac.

Le couple Roussy-Chapados, laissa une descendance de 11,000 individus répertoriés à ce jour dont une bonne partie habite encore ce beau coin de pays qu'est la Gaspésie.

PS Les documents contemporains capables de donner pleine lumière sur les dits événements peuvent être consultés à la bibliothèque Nationale, aux Archives Nationales de Québec ainsi qu'aux Archives Départementales de La Rochelle etc...

Sources :
1 ) Destin de pêcheurs, Les Basques en Nouvelle-France
par Mario Mimeault, Historien M.A. (Histoire)
2 ) Madame Jeanne-Mance Roussy, généalogiste associée.

 

Significatin du mot corsaire:

Un corsaire est un membre de l'équipage d'un navire civil armé, autorisé par une lettre de course (ou lettre de marque) à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s'attaquer aux objectifs militaires. Les corsaires, ne doivent donc pas être confondus avec les pirates puisqu'ils exercent leur activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l'autorisation de leur gouvernement. Capturés, ils ont droit au statut de prisonniers de guerre.

Source : Wikipidia

Par G. Arpin

2008

 

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